Ici vous pourrez découvrir tout au long du parcours les commentaires sur les endroits visités et parcourus.
19 octobre 2009
Mon refroidissement ne s'arrange pas, bien au contraire et le départ est plutôt difficile. J'entame la descente sur la plaine en direction de Condom (qui n'a rien à voir avec les petits trucs que l'on met sur son appendice reproducteur !!!). Ma cuisse droite n'a pas supporté la descente et tire sérieusement. Décidément en deux jours, j'aurais cumulé les pépins. Le tracé n'aide en rien, et les vallons à répétition accentuent les douleurs. Tout ceci, agrémenté d'un reniflement constant et d'une toux qui m'empêche de bien respirer. Les heures passent et je n'avance pas. Seulement 13km d'avalé à 13h et il m'en reste encore 14 à faire. Le moral en prend un coup.
Il est 17h30 et j'arrive enfin à Condom. Près de 2h de plus que d'habitude. Ce n'est pas bon signe, surtout que les douleurs sont de plus en plus vives. Je parviens tout juste à monter les escaliers pour accéder à ma chambre, je crois qu'il est temps de faire le point.
18h30 le verdict tombe : je m'arrête ici. A contre coeur, mais il est plus sage de stopper l'aventure. Trop de douleurs à 150km des Pyrhénées, ce serait de la folie de continuer, surtout qu'une tendinite demande environ 4 ou 5 jours de repos, sans la garantie qu'elle ne réapparaîtra à l'approche des montagnes. Le moral est dans les chaussettes et je n'ai plus qu'une envie : celle de retrouver mon épouse, ma famille et mes amis. Triste histoire et fin d'une belle aventure, qui j'espère, reprendra au printemps.
Merci en tout les cas à tout ceux qui m'ont soutenu pendant ces 1003 kilomètres. Je leur dédie ces quelques lignes :
Peu importe la foi que nous ayons ou les différences qui nous caractérisent, ce chemin est une découverte de soi et des autres. Nous oublions ici nos préjugés, notre position sociale et nos différences. On redécouvre la simplicité et certaines composantes de notre existence que nous avions peut-être oubliées.
Rien ne sert de rechercher l'idéal dans une dimension inconnue, ouvre tes yeux et fouille dans ton esprit, c'est certainement là qu'il se trouve.
Retrouvons nous au printemps 2010 pour la suite
18 octobre 2009
Bon v'la que ça kaille à nouveau ce matin...! 3 degrés au tableau ! On repart bien habillé car il semblerait que je couve un petit refroidissement, gentiment transmis par un autre pèlerin qui toussait fortement sur Moissac. Bref, pourvu que cela ne se dégrade pas ! Passage par Flamarens et son château, réstauré in extremis par un amoureux du site en collaboration avec la population locale. Ensuite, je traverse Miradoux, qui a eu la désagréable surprise de se réveiller un matin avec son distributeur de billets arraché ! et Castet-Arrouy, qui offre le cliché type du petit village de la France profonde tant vu dans des films. Sa petite place de l'Eglise, ses petits retraités qui papotent sur un banc et la femme du maire, trop maquillée et ventripotante, qui croît encore avoir 20 ans avec sa voix qui porte. Lectoure se profile à l'horizon, mais laisse percevoir une belle montée sur les derniers kilomètres. Cette ascencion est rude et mon genou gauche commence sérieusement à m'incommoder. Il n'a probablement pas supporté tout ce bitume. Enfin j'atteint le village, cela veut dire que j'avais une bonne Lectoure de carte....(Bon, d'accord, elle était aussi facile cella-là...!) Ses origines remontent à plus de 2000 ans et connu en 1473 un terrible épisode. Les troupes royales du Cardinal d'Albi massacrèrent les habitants, saccagèrent la ville et poignardèrent le Comte Jean V devant sa femme, malgré sa reddition avec les honneurs. La cathédrale St-Gervais du 13e semble assez quelconque extérieurement, mais vous offre un spectacle superbe à l'interieur avec ses petites chapelles. Au détour de la Rue Nationale, on peut apercevoir une entrée voutée ressemblant à s'y méprendre à celle d'une église. Mais ne vous y trompez pas, cette maison privée abrita jadis une prison !
17 octobre 2009
Je laisse Moissac sans arrières pensées et m'engage le long du chemin de halage du canal d'Entre-deux-Mers (il relie celui du Midi avec l'Atlantique). En ce dimanche matin, quel bonheur et quel calme, loin de l'agitation citadine. Malgré le froid, le décor est magnifique avec le canal à droite, le Tarn à gauche et au milieu une rangée de chênes aux feuillages automnaux. Je me laisse aller sur cette voie pendant 10km en appréciant ce spectacle. Dommage que cela s'arrête, car la suite est moins intéressante. Du goudron et encore du goudron. Pas bon pour les genoux et les pieds, surtout qu'une douleur semble persister au niveau de la cuisse droite. Après un arrêt salvateur, je traverse le pont d'Espalais sur la Garonne et entame la montée sur le village d'Auvillard, avec sa belle place centrale et la tour de l'Horloge. Enfin je quitte le bitume et arrive gentiment sur St-Antoine, qui tirent son nom des religieux antonins qui édifièrent en 1204 un hôpital. Tout petit bled avec heureusement un gîte qui s'appelle... je vous le donne en mille.... St-Antoine...!
16 octobre 2009
Version, on prend les mêmes et on recommence...! Soleil radieux et froid de canard au petit matin. Paysages bien vallonnés et plus dense en matière de végétation. Par contre passablement de bitume. Je sais, on ne peut pas tout avoir...! Ces 26km me semblent une éternité. Peut-être parce que je n'ai pas les jambes aujourd´hui. C'est vrai, j'ai l'impression d'avoir un poids sur les genoux.
L'itinéraire est calme et pas grand chose à se mettre sous la pupille. L'aventure continue tranquillement. Enfin, Moissac... Oui, mais le panneau indicateur d'entrée de ville se trouve à 3km du centre....! Donc on longe la zone commerciale et résidencielle avant d'y arriver, et c'est long, très long, extrêmement long....! Que dire de la ville ? A part son abbatiale, le cloître et le pont du canal qui passe au dessus du Tarn, c'est laid, gris et pas franchement arrirant, bref cela ne m'a pas plût. Par contre le cloître est sublime et incroyable. 76 colonnes, toutes ornées d'un motif différent. Un travail de titan et un détail dans la sculpture assez phénoménal. L'abbaye n'est pas en reste avec ses peintures qui font croire à du papier peint. Une minutie que l'on admire autant que sa hauteur vertigineuse et ses voûtes spectaculaires. Un chef-d'oeuvre de l'art Roman, à voir absolument. Après avoir pris mes quartiers dans le gîte "Ultreia", tenu par de sympatiques irlandais, je me laisse tenter par un petit restaurant chinois du coin. Excellent, dans une ambiance sans chichis et très calme, je m'offre le buffet à volonté pour 16 euros. Que demande le peuple....?
| Un peu de culture, que diable ! |
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Montcuq, tiens v'la un nom qu'il est bizarre ? Et bien non, cela n'a rien à voir avec ce que vous croyez, bande de vilains pervers...! En fait, cela vient du Romain "Montem Cucci", qui signifie "Le Mont du Coucou". Ah ! Ca vous la coupe, hein ? Donc aux mains des Romains, le village devînt par la suite une chatelainie sous le Comte de Toulouse, qui protégeait les Cathares. Repris par les Croisés au 13e, qui saccagèrent une bonne partie du château, et ensuite par le Huguenots qui achevèrent sa démolition. Aujourd'hui, seul le donjon, encore debout, témoigne de ce passé médiéval. |
15 octobre 2009
On pourrait croire que c'est une journée qui se passe au dessous de la ceinture... D'abord le passage dans le hameau de La Motte, puis le village de Montcuq (attention, en langue d'Oc, toutes les lettres se prononcent !). Même s'il faut faire un détour de 4km, l'arrêt de Montcuq est nécessaire....(Bon, je sais, elle était facile, celle-là !). Trève de plaisanteries douteuses, le village a une histoire riche en rebondissements, bien avant que le Petit Rapporteur de Jacques Martin l'ai fait connaître à la France entière. Romains, Cathares et Huguenots s'y sont succédés. Il m'a véritablement scotché. Je ne sais pas pourquoi ? Peut-être pour sa ressemblance avec les villages typiques provençaux. C'est calme, les habitants semblent ne pas s'en faire, le temps se laisse glisser, on dirait le sud, comme le chantait Nino Ferrer. Ses petites ruelles, l'église St-Hilaire et le donjon dominant tout ce petit monde, bref cela vaut le coup d'oeil. Difficile de partir et pourtant, je dois tirer jusqu'à Lauzerte....! Encore 13km...! Alors allons-y ! Trajet un peu plus vallonné, et puis, au sortir d'un bois, Lauzerte se dresse fièrement devant vous sur sa colline. Typiquement médiévale comme situation, et c'est vrai. Depuis le 12e siècle, il surveille l'axe Cahors-Moissac. Mais les guerre de Cent ans et celles de religion eurent raison des fortifications. Par contre les maisons ont su garder des traces. Aussi est-il intéressant de flâner et de rencontrer des façades du 13e qui se cotoient avec d'autres de style Renaissance ou Gothique. Belle place centrale des Cornières et quelques esplanades aux vues imprenables.
Petite anecdote sympa. Aux abords de Lauzerte, se trouve un musée hors du commun : celui du corbillard et de l'attelage. Plus d'une centaine de modèles y sont exposés, et le conservateur, qui vous reçoit en croque-mort ou en prêtre, vous explique avec humour l'histoire très intéressante de sa collection. A faire, si vous êtes dans le coin !
14 octobre 2009
Je quitte Cahors en empruntant les escaliers taillés dans la roche, peu après le Pont Valentré. pour un départ canon, c'en est un ! Ensuite c'est une longue chevauchée sur les crêtes méridionales du Quercy Blanc. On l'appelle ainsi, car elles sont dominées par la craie, ce qui leur confère un aspect bien blanc. On se sent vraiment dans le midi : Tracé caillouteux, végétation typique et ensoleillement lumineux. Seul le paysage s'offre à vous, et à part le village de Labastide-Marnhac, pas âme qui vive.... I'm a poor lonesome wanderer.....! Enfin c'est la descente sur Lascabanes, tout petit village tranquille, ou je me pose au gîte adossé à la petite église. Ravissant. On remarquera la croix huguenote au centre du village, ce qui n'est pas banal. Ici tout les soirs, à 18h00, on peut assister à la bénédiction des pèlerins. Après prières et sermonts, le marcheur se fait laver les pieds par le prêtre. Malheureusement pour moi, notre homme d'église est absent jusqu'au 18 octobre, dommage !
| Un peu de culture, que diable ! |
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Deux grands hommes de l'histoire française ont vu le jour à Cahors. Gambetta, le tribun républicain et Jean XXII, Pape d'Avignon, né en 1245. Une légende est étroitement liée au Pont Valentré, suite à son inviolabilité durant toutes les années de guerre. L´architecte aurait fait appel au diable pour teminer son oeuvre dans les temps. Voulant sauver son âme, notre ami envoya Satan chercher de l'eau avec un tamis à la source des Chartreux, ce qui bien sur, fut impossible. Du coup, le diable perdit son pari, et furieux, aurait enlevé une pierre à l'édifice de la tour centrale. Le trou subsista jusqu'en 1879, date´à laquelle on replaça une nouvelle pierre, sur laquelle on y grava un diable tentant de l'enlever. |
13 octobre 2009
Varaire - Cahors devrait se faire en une étape, mais bon je joue les petits sirops, parce que 33km, faut pas déconner ! Et puis si je désire visiter la ville, je préfère avoir le temps. La première partie se déroule tranquillement jusqu'au petit gîte rural de Poudally sur 15km (très bien et sympa, dans une vieille ferme rénovée). Je prends mon temps et profite du soleil sur place....! Le trajet est pratiquement plat et les chemins plaisants entre forêts et champs. La seconde partie ressemble étrangement à la première ; chemins rectilignes au coeur du parc naturel des Causses. En fait, je déambule sur une ancienne voie romaine : Le Cami Ferrat, qui rejoignait autrefois Cahors. D'ailleurs on y aurait trouvé des dalles sous la couche de terre et des tombes gallo-romaines à proximité. L'arrivée sur Cahors est assez saisissante, et on distingue clairement une séparation historique de la ville, entourée sur trois flancs par le Lot. 1/3 à l'est est anciennne et les autres 2/3 plus récent et moderne. Du coup, indiscutablement une visite s'impose, malgré les pieds chauffés... Le Pont Valentré et ses trois tours, emblème de la ville, la cathédrale St-Etienne, La Tour Jean XXII, La Porte de Diane (dernier temoin de l'occupation romaine), les vestiges des remparts au nord de la ville et enfin un tour de la cité dans ses petites ruelles étroites. Enfin n'oublions pas les vins de Cahors, cépage de Malbec, exportés ensuite sur l'Amérique du Sud, puissants mais subtilement mariés avec d'autres pour offrir un brevage adequat avec du canard ou des viandes bien épicées. Santé, bande de soiffards...!
12 octobre 2009
Cajarc - Varaire à travers des hectomètres de forêts de chênes. C'est joli, reposant, mais au bout d'un moment, ça devient lassant, surtout quand on ne sent pas le terme de l'étape arriver...! Je passe par Limogne-en-Quercy, un des fiefs de la Truffe (le champignon, pas la pâtisserie !). Ici, possibilité de tout connaître sur cet accompagnement culinaire : sa recolte, le marché et la dégustation dans un excellent restaurant, dont le nom m'échappe. Enfin Varaire, petit bled qui semble se tenir en dehors des hordes de touristes et de pèlerins. Tout est calme et relax. Pas grand chose à voir, si ce n'est la tour carrée du 13e (qui ne peut être visitée) et l'immense lavoir. C'est chouette, quoi !
| Un peu de culture, que diable ! |
| Figeac et Cajarc ont payé un lourd tribu en vies humaines de façon tout aussi terrible. Figeac, comme indiqué ci-dessous, haut lieu de la résistance pendant la dernière guerre mondiale, a vu près de 500 de ses hommes déportés dans des camps de concentration. Plus de 150 n'en sont jamais revenus. Cajarc, a connu, pour sa part, deux sérieuses épidémies de peste au 14e siècle, qui ont fait passé sa population de 880 familles à 270...! |
11 octobre 2009
La plus longue étape se profile à l'horizon entre Figeac et Cajarc (31km). Marche agréable à travers les vallons du Quercy. Passage par le charmant village de Faycelle, dont je ne sais pas grand chose, si ce n'est qu'il devait être fortifié à l'époque. Preuvre en est, quelques restes de murs d'enceinte et la tour Gaillarde. Puis c'est Gréalou et son dolmen Pech-Laglayre, avant d'entamer la descente sur Cajarc. On sent étrangement un changement de végétation. Le sol est plus rocailleux, les platanes sont omniprésent autour des places centrales de village, et les sapins se raréfient. Et oui, on dirait que l'on arrive dans le Sud-Ouest ! On entrevoit de plus en plus les Cazelles (petites maisonnettes arrondies, de pierres plates, qui servaient autrefois d'abris pour les bergers). Enfin Cajarc, entouré de falaises calcaires, au pied desquelles serpente le Lot. Agréable petite ville, ceinturé par un boulevard, où l'on retrouve un vieux quartier plein de fraîcheur et de petites boutiques ou de bon petits restos. Nuitée au gîte et repas dans un de ces petits restos. Bien.
10 octobre 2009
C'est jour de repos et de visite à Figeac. 10000 habitants et une grosse histoire, sur laquelle nous n'allons pas nous acharner. Sachez qu'elle fût depuis longtemps un haut lieu commercial. Un centre ville haut en couleur avec ses maisons à colombages et ses petites ruelles serrées. Les anciennes bâtisses sont rénovées respectueusement et offrent un cachet saisissant. Grand homme de Figeac, Jean-François Champollion (celui qui a traduit les hieroglyphes égyptiennes, pour les ignares...) a bien évidemment son musée, très intéressant, qui propose une retrospective sur sa vie, son oeuvre ainsi qu'une large explication sur les origines de l'écriture à nos jours. De nombreuses pièces, appartenant au secteur égyptien du Louvre, sont exposés dans l'ancienne maison natale du maître, reconvertie en musée. A voir absolument avec du temps ! Autre petit musée sympa, celui du vieux Figeac, qui se trouve au-dessus de l'Office de Tourisme (Un bien bel édifice). Meubles, costumes, armes, etc. sont exposés dans une petite salle, ainsi qu'une grande collection de monnaie, datant pour les plus anciennes de l'ère romaine. Enfin, pour les inconditionnels de la dernière guerre, le musée de la Résistance, puisque la ville a payé un lourd tribu en hommes durant cette période. Sans oublier bien sur, l'Eglise St-Sauveur et Notre-Dame-du-Puy. Bonne visite et prévoyez un jour complet...!
8 - 9 octobre 2009
Conques - Livinhac - Figeac. Difficle de quitter ce magnifique village, et de surcroît sous la pluie...! Et bien oui ! Il fallait bien que cela arrive ! Début d'étape puissante avec une montée de derrière les fagots, suivie d'une longue partie de goudron, pas franchement intéressante. Au passage, la petite chapelle St-Roch de Noailhac, et puis c'est la plongée sur Decazeville, grosse cité industrielle sans charmes, qui a vécu de l'extraction minière à ciel ouvert jusqu'en 2001. Et puis, pour agrémenter le tout, un bel orage me trempe, moi qui était déjà bien suant de l'intérieur. Nuitée en camoing dans un petit châlet. L'étape suivante est agréable, parsemée de nombreux vallons. je traverse quelques petits villages sans histoires avec leurs chapelles ou églises, et ou le temps se laisse glisser tranquilement qux sons des cloches de nos amis bovins. On apprécie la halte des pèlerins de la paroisse à Montredon et on admire aussi Notre-Dame-de-la-Pitié. Cela dit, les pieds commencent à crier et les articulations aussi. Il est temps de se poser à Figeac pour un jour de repos bien mérité. Nuitée dans un hôtel (...oh ! pour une fois...!) et repas au Petit Savoyard (pas très local, mais bon, cela me changera de l'alligot, du gésier et du confit de canard...)
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| L'abbaye de Conques dans sa conception actuelle fût construite entre 1031 et 1140 et remaniée au 15e siècle. Pourtant dès le 9e, un certain moine, du nom de Dadon s'installa dans ce lieu désert et entreprit d'y édifier un ermitage. En 866, un autre moine Ariviscus rapporta les relique de Ste-foy, jeûne chretienne brûlée et décapitée à Agen en l'an 300, et qui aurait fait des miracles. Pourtant cela n'a pas empêché le déclin de l'abbatiale, et sans l'intervention de Prosper Mérimée en 1838, tout aurait disparu. Particularité de l'édifice : les sculptures au dessus du porche d'entrée, que l'on appelle "Le Tympan" et qui représente le Jugement Dernier. D'ailleurs une explication de ce tympan est fichtrement bien contée par un représentant de l'abbaye chaque soir à 21h00, suivie d'une symphonie sons et lumières dans la basilique. A ne pas rater, c'est grandiose ! |
7 octobre 2009
Départ pour Conques. Temps couvert mais chaud. Eole a décidé de nous accompagner de forte manière. Autant dire que le brushing n'est pas de mise ! Passage par les villages d'Espeyrac et de Sénergues, où subsiste encore quelques vestiges d'un monastère, dont l'église et la tour de guet du 14e. Puis c'est à nouveau 6 km de goudron, fort ennuyeux, avant de plonger sur Conques la Médièval et la Magnifique (...et le mot est faible !) On dirait que ce village sort de nulle part, posé sur un flanc de colline. L'abbatiale Ste-Foy et ses trois grandes tours, un chef d'oeuvre de l'art roman, les petites ruelles pavées aux maisons à colombages, fièrement restaurées... Respect ! Ici se dégage une ambiance de calme et de sérénité. L'impressionnante basilique, d'une hauteur vertigineuse trône au centre du village, et donne l'impression de n'être qu'un moucheron dans ce sublime édifice. C'est tout simplement beau ! Nuitée au gîte de l'abbatiale. Géant !
| Un peu de culture, que diable ! |
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L'ex-prédident français Valery Giscard-d'Estaing n'a aucun lien de parentée avec le village du même nom. D'ailleurs à l'époque, lorsqu'il était secrétaire d'état aux finances sous l'ère du Général de Gaulle, et qu'il avait lancé son fameux emprunt "Giscard d'Estaing", le général lui aurait rétorqué : - Un emprunt "Giscard d'Estaing" ? Certes, vous avez un beau nom d'emprunt...! Cela dit, l'ex-président est devenu quand même l'acquereur du château depuis 2005 et s'occupe de sa gestion et de sa rénovation. |
6 octobre 2009
Etape monstrueuse, que dis-je terrible, inhumaine, bref épouvantable... Après 4 km et le passage du joli hameau de St-Pierre-de-Bessuejouls, tout en grès rouge, on attaque une puissante montée et une belle descente jusqu'au superbe village d'Estaing. Pont gothique, l'Eglise St-Fleuret du 15e, et bien évidemment le fameux château qui domine le village et le Lot. On prend son temps pour un casse-croûte sur le quai et on repart. On peux agréablement suivre la rivière.... et puis on ne peut plus la suivre....! Damned ! C'est là que commence la tourmente...Ca grimpe, ça descend, ça regrimpe, et ainsi de suite. Les pieds chauffent, les jambes s'allourdissent et le sac pèse une tonne... Après plusieurs "Nom de Dieu", j'entre enfin à Golinhac, petit village en hauteur, remanié par le flux des pèlerins et qui propose tout pour passer une bonne nuit et un bon rétablissement. Nuitée dans un gîte-camping-hôtel-snack-bar.
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| Le premier scaphandre autonome fût inventé à Espalion par Messieurs Rouquayrol et Denayouze en 1864. jules Vernes s'inspira de leurs essais dans le Lot pour son roman 20000 lieux sous les mers. De nombreux amateurs du monde entier viennent admirer des pièces uniques dans le musée d'Espalion |
5 octobre 2009
Le soleil est à nouveau au rendez-vous pour le trajet jusqu'à Espalion. on quitte définitivement le plateau de l'Aubrac pour plonger dans la vallée du Lot, via deux ou trois petits hameaux, qui proposent sur le chemin des boissons fraîches ou cafés pour les pèlerins de passage. Et tout ça, avec une confiance totale, en laissant une petite tirelire, dans laquelle on verse un euro symbolique pour l'attention. Merci à ces gens, qui n'ont pas l'apologie du pognon ! Pourvu que cela dure !
Arrivée à St-Come d'Olt, un des plus beau village de France, d'après les prospectus, ce qui me semble un peu surfait. Certes, les maisons ont du style, l'architecture est intéressante et diversifiée, l'église est superbes et il subsiste des vestiges de fortifications. Tout cela au-dessus du Lot, qui coule tranquillement. C'est vrai que c'est chié...comme dirait notre ami Jack Lang ! Reste 6 km, qui semblent interminables sur le bitume, le long de la rivière. L'entrée sur Espalion peut se faire aussi via l'Eglise de Perse, en grès rouge, mais en réfection, je préfère éviter. Moi, les échaffaudages...Bof ! Et puis c'est la vision sur le Vieux Palais et le pont Vieux.... ouah ! c'est vraiment chié....comme dirait Jack ! Nuitée en gîte et repas dans une brasserie de la place. Visite du village : belle église rouge du 19e, le Vieux Palais du 16e, le Pont Vieux du 11e, les anciennes tanneries sur le Lot et le musée du scaphandre. C'est chié !
4 octobre 2009
J'effectue les 16 derniers kilomètres du plateau de l'Aubrac en me rendant jusqu'à St-Chely d'Aubrac, en passant par le point le plus haut de mon périple dans le massif central (1368m). En chemin, rencontre avec une marcheuse de Clermont-Ferrand, avec qui je termine l'étape. Nous passons par le village d'Aubrac, dont subsiste encore quelques vestiges d'une ancienne domerie. Malgré les ruines des siècles de guerre, le village reste saisissant lorsqu'on le voit apparaître dans l'immensité déserte. Seuls rescapés du monastère, le donjon de 30m, contruit en 1356 et l'église commencée en 1120 avec ses murs de 2m d'épaisseur. Nous nous y arrêtons pour un raffraichissement, sans se rendre compte que le coin est terriblement touristique, et du coup très cher....! Ensuite c'est la descente sur St-Chely, joli village encaissé dans un vallon. Belle église, qui ne paie pas de mine, mais extrêmement bien restaurée à l'intérieur. Nuitée à l'hôtel de la vallée avec repas en compagnie des même pèlerins que la veille, rejoints par quatres suisses allemands en vadrouille. Très bien et très convivial.
2 - 3 octobre 2009
St-Alban - Aumont-Aubrac - Nasbinal. Je retrouve mon compagnon de route lillois après quelques kilomètres,et ensemble nous partageons les 16 km jusqu'à Aumont-Aubrac. Le temps s'est raffraichi et les changements d'habits sont monnaie courante. D'un pas décidé, nous avalons ces quelques bornes presque trop rapidement, puisqu'à 14h00 pétante, nous pénétrons dans le village. Un gîte très sympa m'accueille, dans lequel je deguste les spécialités locales, à savoir : L'alligot (sorte de purée de patates avec du fromage rapé), la coupetade (sorte de flan avec du pain émietté et des pruneaux), ainsi que la Rebarbe (un mélange de plusieurs fromages, macéré dans une sorte de marc !). Autant vous dire que la Rebarbe déchausse les dents et retourne les gencives !!!
Mon compagnon me quitte aujourd'hui et s'en retourne à ses terres lointaines. Je repart donc seul le lendemain pour 26 km, à travers le fameux plateau de l'Aubrac. Probablement une des plus belles étapes depuis le début. Soleil omniprésent et paysages à couper le souffle. Une immensité de pâturages sauvages, parsemée de bloc de pierre, ressemblants étrangement à du granite. Pour peu, on se croirait dans les Highlands d'Ecosse ou dans le Connemara irlandais. Une pure merveille ! Une fois de plus, on s'arrête, on contemple et on se tait. MAGIQUE ! Je m'arrête en chemin chez Régine (sorte de métairie version française avec du folklore à plein tube et quelques petits accrochés du bar ventripotants aux yeux huileux !) pour une consommation, et repart de plus belle jusqu'à Nasbinal, joli petit village, qui semble sortir de nulle part au millieu de ce plateau. Nuitée dans un gîte simple et classique et repas en compagnie d'une allemande, d'un français de Valencienne et d'un américain de Los Angeles.
1 octobre 2009
C'est un jour de rencontre. Je fais le trajet avec un ch'ti de Lille, de son prénom Gérald, avec lequel nous nous accordons à relever les avantages d'une telle randonnée et ses bienfaits. Par la même occasion, nous croisons un groupe de Suisses allemands, deux hollandaises, un américain de Los Angeles et quelques francophones, qui se hasardent sur les chemins. Décors splendides et chaleur au rendez-vous, malgré l'altitude. nous voguons entre 900 et 1000 m. Je quitte mon compagnon de route vers la fin du trajet, suite à un sifflement prolongé de son genou. Nuitée au suberbe gîte de l'Oustal de Parent...un vrai régal et une adresse à retenir.
R.I.P : Une pensée pour le pasteur Mc. Neely, qui nous a quitté ces jours. Je présente à sa famille, ses amis et ses proches mes sincères condoléances. Il nous avait été très reconfortant lors des décès de mes beaux-parents. Merci d'avoir aussi une pensée pour lui et pour ses proches.
La bête du Gevaudan hante les esprits depuis le 18e siècle. En effet ce loup hors norme aurait tué une centaine de femmes et enfants entre 1764 et 1767 dans un secteur similaire au canton de Neuchâtel. Toute son histoire, les peurs de l'époque et les scènes de vie quotidienne sont retracées dans un musée du village... TREMBLES DEVANT LA BETE, BANDE D'INCREDULES ...!
Un peu de culture, que diable !
30 septembre 2009
Départ pour Saugues. Mon chemin passe par Rochegude, qui doit son nom à la position de son château sur la roche. En effet, le nom d'origine était le château de la Roche aiguë. Aujourd'hui, il ne subsiste plus qu'une tour ronde en ruine et une petite chapelle en contrebas. La vue, imprenable depuis le site sur les gorges de l'Allier se laisse savourer sans un mot. Puis ce sont les montagnes russes : plongée de 500m sur Monistrol d'Allier, où l'on peut admirer un pont métallique construit par les usines Eiffel, et remontée d'un même dénivelé sous un soleil de plombs.... Bien sûr, vous me direz, qu'un temps clément permet mieux de mettre en valeur les paysages, ce qui n'est pas faux....mais pas si chaud, bon dieu ! Enfin arrivée sur Saugues, fief de la bête du Gevaudan et dont les habitants ont un certain engouement pour les celtes, puisqu'ils organisent un festival musical annuel de musique celtique, qui attire une foule considérable, grâce à un judicieux choix d'artistes. Cette année par exemple, Manau et Carlos Nunez. Nuitée dans un gîte à la ferme avec repas. Très bien et convivial.
Le château de St-privât d'Allier a eu une histoire un peu particulière au 17e siècle. En effet, le maître des lieux, Jacques de Bouchard, était plus à ranger dans les tortionnaires et malfrats, que dans le registre des protecteurs. Excédé par l'outrecuidance et la criminalité du propriétaire, l'évêque du Puy, Armand de Béthune, filleul du Cardinal Richelieu, comdamna Jacques et fit détruire son château. De Bouchard réussit à échapper à la mort en s'enfuyant mais mourût peu de temps après. Le château fut rasé, et reconstruit fin 17e par son petit fils Jean Nicolas.
Un peu de culture, que diable !
29 septembre 2009
Nous voilà reparti pour un tour, direction St-Privât d'Allier, 26 km, qui commence par une franche montée dans la brume matinale, et qui se poursuit sur un plateau plutôt champêtre. Heureusement que le soleil est de la partie, sinon bonjour l'ennui. Aussitôt demandé, aussitôt présenté, l'arrivée sur le petit village pittoresque de Montbonnet annonce l'ascension d'un joli petit col qui culmine à 1206 mètres. Et comme classiquement, qui dit montée, dit implaquablement descente...! Bon, il faut avouer que le coup d'oeil est à la hauteur, le village de St-Privât est bordé sur deux flancs de gorges assez abruptes, qui se relient avec celles de la rivière l'Allier. Le bourg est dominé par le château, originellement construit au 13e siècle, détruit, puis reconstruit au 17e. Nuitée dans un gîte-snack-bar et repas dans une vieille auberge, qui vaut plus par son nom que par son accueil et son service...! Le patron, amateur de l'OM se sent plus une âme de videur et de foireur que de gestionnaire...! Le genre d'établissement, où l'on vous sert l'addition avant le café...!
| Un peu de culture, que diable ! |
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Savez-vous que la chapelle St-Michel d'Aiguilhe fut construite sur un piton volcanique de 80m, sur ordre du fameux évêque du Puy Godelscalc à son retour de St-Jacques de Compostelle. Quand à la statue de la vierge qui domine la ville, elle fut construite à partir de 213 canons napoléoniens, ramenés de Sebastopole. L'artiste, qui la créé en 1860 a commis une erreur dans son moule, puisqu'il a placé l'enfant Jesus à la droite de la vierge. Pris de remords et ne supportant pas cette faute, il se jetta dans le vide du haut sa création. |
28 septembre 2009
C'est un grand jour, puisque je vais atteindre mon premier objectif. 18 km jusqu'à la ville du Puy-en-Velay, symbôle du pèlerinage en direction de St-Jacques-de-Compostelle. Le trajet est relativement sobre, jusqu'à St-Germain, où j'attaque une franche montée. Et puis, au sommet, se dresse une petite croix avec l'inscription "Montjoie". Quelques objets ont été placés à son socle par des pèlerins. Je ne comprends pas au premier coup d'oeil cette symbolique, jusqu'au moment où je me retourne et aperçois au loin le sommet de la cathédrale du Puy, la vierge et la chapelle de St-Michel-l'Aiguilhe. AAAAArgghhhhh ! Une impression bizarre m'envahit. Je ne sais pas si c'est de la joie, du soulagement ou de l'appréhension. Tant est si bien que je repare de plus belle sur le chemin. Au bout de 5km, je pénettre dans la ville du Puy sous le regard de la vierge. Etonnement le chemin me fait passer par l'arrière de la ville. Je passe juste en dessous de l'imposant rocher de St-Michel d'Aiguilhe, et commence a gravir les petites ruelles qui m'amène à la cathédrale. Un sacré petit dédale....! Et enfin j'attérris sur la rue pavée qui mène aux fameux escaliers de la cathédrale..... Un grand moment d'émotion m'envahit ! Ca y est, j'y suis enfin ! L'intérieur est plutôt sobre aux premiers coups d'oeil, mais l'immensité de cette oeuvre se révèle au fur et à mesure que l'on s'avance dans son ventre. La Vierge noire, qui a remplacé l'originale détruite à la Révolution française en 1794, La Pierre de Fièvre, grosse masse de granite noir; qui aurait la faculté d'ôter toutes souffrances à celui qui s'y allonge, la statue de Ste-Anne, le cloître avec les trésors de la cathédrale et le gigantesque orgue en bois... il faut le voir une fois dans sa vie ! Bref, je m'installe l'espace d'un instant et j'admire, avant d'aller faire tamponner ma crédenciale et de m'inscrire sur le registre des pèlerins. Ca fait bizarre, quand même !
27 septembre 2009
Après un petit repas bien consistant, je quitte Araules, non sans regrets, pour continuer mon périple jusqu'à St-Julien-Chapteuil. 14 km avec le passage dans le massif du Meygal à 1276 mètres, puis bien évidemment une terrible descente jusqu'à 870m. Cela dit, la vue au sommet, sur le Mont Chanis, le Mont Rouge et les montagnes d'Auvergne est absolument époustoufflante. On arrive, on contemple et on se tait... Ici la nature nous rappelle toute sa force, sa beauté et que nous sommes insignifiants face à elle. Puis, c'est la vue sur le village de Queyrière, lové autour d'un piton rocheux et qui semble sortir de nulle part. Enfin on attaque le solde de la descente sur St-Julien, gros village de 1800 habitants, qui s'articule autour de son église Gothico-romane, très bien mise en valeur. Nuitée dans un gîte et repas dans un pizzeria, où j'ai avalé les pires profiterolles de toute ma vie....!
25 - 26 septembre 2009
Araules, joli village posé sous le petit mont Clarel. J'y prend deux jours de repos chez la maman de mon ami Yves. Marie-Thérèse me reçoit comme un roi dans sa demeure. Elle me raconte la vie, les coutumes et aussi les années dures de ce village. C'est un vrai régal que d'avoir pu être hébergé ici. D'autant plus que mon ami Yves et sa petite famille (Vero, Damien et Fanny) nous rejoignent le 25 au soir. Le lendemain est une journée découverte. Au programme, la ville du Puy (avec de l'avance ! comme dirait l'autre, c'est toujours mieux d'effectuer une visite avec un bon guide !), un tour de la région avec des panoramas à couper le souffle, et le massif du Meygal, où nous avons joué, l'espace de quelques minutes, les mycologues. De retour au bercail, Dame Marie-Thérèse a tout préparé pour une succulente fondue bourguignonne devant un feu de bois qui crépite dans la cheminée. Une pure merveille ! Journée bien remplie et enrichissante à souhait. Merci à vous
23 - 24 septembre 2009
Montfaucon-Tence-Araules: Brouillards matinaux pour ces deux jours de marche avec alternance de soleil et de passages nuageux, qui permette d'apprécier le paysage à sa juste valeur. Cette région mérite largement que l'on s'y attarde, par sa beauté et son authenticité. La traversée de petits hameaux en pierre, joliment mis en valeur, la gentillesse et la simplicité des habitants apportent une touche supplémentaire de chaleur et de bien-etre. Je rencontre au détour d'un bar, des gens qui discutent sans a priori avec moi, et me paie une bière, un coup de blanc ou une liqueur de verveine (le digestif de la région). Bon il faut dire que j'aime bien me renseigner sur les spécialités locales ou les coutumes... Ceci explique peut-être cela...!!!
22 sepembre 2009
Aujourd'hui visite et repos à Montfaucon-en-Velay, j'en profite pour visiter la chapelle Ste-Marie, où sont exposés douze tableaux d'un peintre flammand, dont le nom m'echappe ! datant du 16e siècle, représentant les textes des évangiles et se cadrant avec chaque mois de l'année. Superbe ! Outre la chapelle, il fait bon flaner dans les petites rues et découvrir, ça et là, quelques jolies maisonnettes en pierres. Dommage que le temps fût si brumeux ! Repas du soir du pèlerin à l'hôtel avec en menu : avocat au crabe et tagliatelles au saumon.... pour une demi-pension... on en redemande !
21 septembre 2009
Grosse étape aujourd'hui avec le passage du Tracol et du Suc de Tronche à respectivement 1090 et 1204m d'altitude. Et tout ça dans un brouillard tenace, qui transperçe les vêtements, et qui pose une grande question existencielle : comment s'habiller pour bien faire ?
Descente ensuite sur le hameau des Setoux, ou bien évidemment le café-restaurant est fermé le lundi.... Joie, extase, béatitude ! Je poursuis donc ma descente dans une combe, qui implique naturellement une tout aussi belle grimpette dans les bois, qui n'en finit pas. Après presque 20km, les pieds et les jambes commencent à chauffer. Et pour clôre en beauté, les derniers 4km au plat sont d'une éternité.
Mais quelle belle récompense que l'accueil de l'hôtel des Platanes, qui me fait presque tout oublier. Magalie me sert un thé pour me remettre de mes émotions avec gaieté et sourire, ce dont certain pourrait en prendre de la graine.... Même si l'hôtel n'est pas byzance, les repas servis sont succulents et copieux pour un prix tout à fait correct. Enfin une journée de repos s'offre à moi pour me refaire et visiter le site.
20 septembre 2009
On progresse tranquillement à l'intérieur des terres de la Loire. Il est dimanche, le village dort encore, et je gravis la première côte dans un silence presque macabre. Seuls, quelques oiseaux semblent réagir à mes sifflements musicaux... (Bon évidemment, en sifflant du Charles Trenet qui se scotche à mon cerveau depuis le petit-déjeuner, ils ne peuvent que me répondre...). Et puis, c'est également le réveil des amoureux de la gâchette ainsi que de la pluie, qui s'invite au bal... Je franchis Bourg-Argental, puis longe l'ancienne voie ferrée Annonay - Le Puy, reconvertie en petite route, avec de jolis coups d'oeil sur la vallée qui m'amène à St-Sauveur-en-Rue. Au passage, je traverse le viaduc de la Poulette, construit entre 1880 et 1882. Arrivée à destination, le village est enfoncé dans le vallon avec son église impressionnante. La pierre omniprésente donne un cachet très agréable à cette bourgade. Nuit au camping, dans un caravane.... Et oui, encore !
| UN PEU DE CULTURE? QUE DIABLE ! |
| Le nom de St-Julien-Molin-Molette vient des moulins omniprésents à l'époque, qui ont totalement disparus aujourd'hui, et des Molettes, qui sont des sortes de meules à aiguiser les lames. Les forces motrices produitent par la rivière Ternay, qui coule dans le village, furent utilisées par la suite pour les métiers du tissage. Du coup, bon nombre d'entreprises s'y sont implantées aux 19e. Les usines ayant fermé leurs portes dans les années 70, ont retrouvées une seconde jeunesse grâce à une quantité d'artistes qui y ont élu domicile. |
19 septembre 2009
C'est maintenant que l'on attaque les choses sérieuses.... Tadam ! Je rentre dans le département de la Loire et les montagnes se profilent à l'horizon. Les premiers hectomètres sont puissants jusqu'à la Chapelle du Calvaire, qui domine Chavannay, ensuite se sont succession de montées et de descentes entre les vignobles et les arbres fruitiers. Le décor devient chaotique mais superbe. Traversée de petits hameaux en pierre, vue sur la vallée du Rhône, légèrement enbrumée. Dommage les photos ne rendent pas aussi bien que les yeux...! Ma fi ! comme dirait l'autre, on f'ra avec De bleu !
Et enfin, après 20 km, c'est l'arrivée sur St-Julien-Molin-Molette (Non, ce n'est pas un gag !), dont je décrirai ultérieurement l'histoire...!
17 - 18 septembre 2009
Chavannay, je m'y arrête pour laisser reposer la bête et recharger les batteries. Un très joli village, où la pierre apparente fait partie du décor, c'est superbe ! L'église a été rénovée avec goût. Et puis, il y a les vignobles de St-joseph, Condrieu et de la Côte-Rotie, que je n'ai pu m' empêcher de déguster, via une petite cave très sympa.... J'en salive encore. Hélas, trois fois hélas, je ne peux en emporter avec moi.... quelle tristesse ! Repas du soir dans un convivial établissement au centre du village. Mets de brasserie en menu et chaleureuses discussions avec le patron et les autoctones. Le petit blanc, issu d'un cépage rouge est délicieux. Légèrement sucré, fruité et coloré, il descend comme une lettre à la poste ! Plus dur sera le départ le lendemain ! Santé !
16 - 17 septembre 2009
Surtout du remplissage, rien de bien intéressant à raconter. Temps identique, routes passablement goudronnées, et traversées de villages très quelconque jusqu'à Chavannay.
15 septembre 2009
Journée pluvieuse et fraîche pour me rendre à Revel-Tourdan. Le coupe vent n'est pas de trop. 10 degré au départ...! Le chemin ne présente pas de grosses difficultés, mais certaines montées font transpirer, du coup pas simple de faire la gestion des habits dans des cas pareils. Après avoir semer de lourds allemands, voilà que je m'en coltine des autres....! Je n'ai rien contre eux, mais ils sont d'une discretion et possèdent le cliché des parfais touristes, avec la lourdeur en prime !
Arrivée dans ce charmant village, qui vaur le détour, avec ces maisons en pierres, ses ruines et ses panneaux explicatifs. Bravo ils ont su garder le cachet magnifique de ces petits villages typiques. Petite escapade dans le petit hôtel du même nom, où un petit gars de mon âge, bourré d'énergie, tente de faire tourner tant bien que mal son établissement. Il n'a pas hésité à me confier, que c'est grâce aux pélerins qu'il peut continuer à gérer son hôtel. Petite croque classique et une petite poire comme digestif, offert par la maison...! Santé !
14 septembre 2009
Comme vous avez pu le voir, j'ai enfin trouvé un cyber pour continuer d'alimenter mes pages...! Pas simple en tout cas ! Repas du soir à l'hôtel, étonnement copieux et bon marché. Petite partie télé avec Cold Case (cela faisait longtemps !). Demain m'attend un gros morceau de 22 km...
14 septembre 2009
Je quitte le Grand-Lemps, non sans avoir encore échangé quelques propos avec Mme Pessin, et me dirige vers une étape courte de 14km jusqu'à la Côte-St-André. Je longe la plaine sur le versant nord, ce qui me permet d'avoir de temps à autre, quelques apréciable coup d'oeil sur le panorama. Quelques belles demeures se tiennent de ce côté, ce qui rend le trajet assez sympa. Arrivée assez rapide sur la Côte-St-André, ville de 5000 habitants et ville natale d'Hector Berlioz (compositeur). D'ailleurs à ce sujet, chaque année se déroule un festival de musique à la mi-août dans cette bourgade. Autant dire qu'il faut éviter de chercher un hébergement à cette période...! Cela dit, architecturalement parlant, la ville possède deux trois choses à voir, comme le Château Louis XI, bâti par Philippe de Savoir entre 1274 et 1281, détruit puis reconstruit au XVIe siècle, ainsi que la vieille Halle médiévale de 80m de long au centre de la ville. Nuitée sans autre dans un petit hôtel, qui ne mérite pas que l'on s'y attarde.
13 septembre 2009
Après un petit-déjeuner copieux et une aimable discussion avec un couple de marseillais, je quitte ce charmant endroit et continue mon chemin en direction du Grand-Lemps. 20km environ sur un tracé relativement calme, au millieu des chasseurs qui envoient leurs pruneaux un peu partout...! Ben oui c'est l'ouverture de leur hobby favori aujourd'hui même. Mais au détour d'un bois, je rencontre un de ces inconditionnels de la gâchette, qui m'explique (avé l'assent !)
- Boudiou ! T'as pas de souçi à t'faire mon gars, si tu restes sur les chemins balisés... Avé tous ces compostelliens, y en aurait pas mal qu'aurait eu de la grenaille dans l'cul....!
Bon, ben me voilà rassuré ! Naturellement à 3km du but, s'offre à moi une somptueuse montée.... et qui dit montée, dit belle descente. Et celle-là, figurez-vous qu'elle n'est pas piquée des vers ! Heureusement qu'il ne pleuvait pas, sinon...galèreeeee ! Cela dit la vue sur la plaine de la Brièvre est superbe. Enfin arrivée chez Mme Pessin, dans une ambiance artiste-artisan-collectionneur en marge... Extra, vraiment à vivre et à voir (son site internet sera bientôt en lien ici même). En parlant de ce village, savez-vous qu'il y hébergea une pointure de la littérature française ? Ah ah ! un peu de culture que diable ! Messire Lamartine, eh oui !
12 septembre 2009
Dormi comme un bébé dans ce petit chalet au camping St-Guiers, tenu par un couple de belge flammand, avec lesquels j'ai longuement discuté des joies et des déboires du camping. Il n'empêche que celui-ci est particulièrement bien entretenu et impeccablement propre et accueillant.
L'ambiance est assez surréaliste ce matin lors des premières foulées. Au revoir les montagnes savoyardes et bonjour aux plaines brumeuses matinales de l'Isère, accompagnées d'un temps couvert. Les corbeaux braillant sur les fils à haute tension, on se croirait dans un remake iserois des oiseaux d'Hitchcock...! Cela dit, marche tranquille et sans grosses difficultés jusqu'aux Abrets, où je prends mon casse-croûte près du centre ville et admire, non sans un petit rictus, les forcenés du klaxon dans leur guimbardes.
C'est après que le physique crie au secours; les genoux sifflent et les p
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